[bio] Christian Baudelot & Roger Establet

christian-baudelot-roger-establet_0Christian Baudelot et Roger Establet sont nés en 1938 et sont anciens élèves de l’Ecole Normale Supérieurs.

Ils obtiennent l’agrégation à un an d’intervalle : Establet décroche l’agrégation de philosophie en 1962, Baudelot celle de lettres classiques en 1963. Elèves d’Althusser, le début de leur carrière est fortement influencé par le marxisme qui les conduit à la sociologie. Ils sont tous les deux titulaires d’un doctorat dans cette matière.

Ils collaborent à la réalisation de nombreuses études depuis les années 1970 et publient ensemble leurs conclusions. Ils se sont particulièrement intéressés au suicide (Durkheim et le suicide, 1984 ; Suicide. L’envers de notre monde, 2006) et à l’école (L’école primaire divise 1974 ; Le niveau monte 1989, L’élitisme républicain 2009)

Quoi de neuf chez les filles ?

Intentions des auteurs. L’ouvrage de Elena Gianni Belotti a connu un grand retentissement à sa publication en 1973 car il révélait l’influence des déterminants sociaux sur les rôles masculins et féminins. Les auteurs se sont demandés si la situation avait évolué depuis.

Conclusions. Les parents continuent à se comporter différemment en fonction du sexe de leur enfant, de même que les éducateurs. Cependant la situation des filles s’est améliorée du fait de l’évolution de la société (mixité, explosion du travail féminin…). Elles affichent une meilleure réussite scolaire que les garçons et disposent de plus de liberté dans la construction de leur identité. Des domaines longtemps réservés aux garçons leur sont désormais ouverts. Les garçons par contre peinent à conquérir les domaines « féminins »… Les auteurs encouragent l’évolution en cours et se montrent optimistes. Ils interrogent également l’objectif recherché : veut-on de l’ « unisexe » à tous les niveaux ? Ils engagent à ne pas confondre différences et inégalités.

Contribution de l’ouvrage à la pensée féministe. L’ouvrage vient confirmer les revendications des féministes en matière d’accès des filles aux filières prestigieuses et aux postes à responsabilités. Il confirme également la survivance de stéréotype de genres et décrit ce qui peut être perçu comme une « masculinisation » de la société. Ce qui est considéré comme « féminin » continue d’être dévalorisé, y compris par les jeunes filles elles-mêmes qui aspirent à se conformer au modèle masculin dominant.

Bibliographie

BAUDELOT- ESTABLET, Allez les filles !, Le Seuil, 1992.

BAUDELOT-ESTABLET, Quoi de neuf chez les filles, Nathan, 2007.

BELOTTI Elena Gianni, Du côté des petites filles, Des Femmes, 1994 (1973).

Pour aller plus loin

http://elias.ens.fr/~baudelot/

Ce contenu a été publié dans figures-clés. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *