[club] Weiner-Cusk-Guéritault – Universalité du stress maternel

photo-La-Vie-domestique-2013-6Violaine Guéricault explique que son observation ne dépend pas des cultures (même chose en France et aux USA), ne dépend pas des milieux sociaux… Etre mère causerait toujours une répétition de petits stress, pouvant si on ne le reconnait pas conduire au burn out.

Au début du roman, Kate pense que Kitty est très différente d’elle (“As far as I was concerned she represented everything that was wrong with my new hometown”) au fil de l’enquête elle se découvre des points communs. Cela renvoie à l’universalité du phénomène de burnout décrit par Violaine Guéricault. Cependant Kate ne le perçoit pas, elle pense qu’elle est différente des autres, qu’elle est la seule à ne pas s’en sortir. Violaine Guéricualt décrit aussi cette isolement qui renforce le stress maternel.

De même les femmes d’Arlington Park sont très différentes, pourtant leur expérience se ressemble. Comme Kate, Juliet se sent une “outsider” (“With her job, her PhD, her air of bitterness, she was an outsider”), pourtant son expérience est proche de celles des autres

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1 réponse à [club] Weiner-Cusk-Guéritault – Universalité du stress maternel

  1. admin dit :

    J’ai mis en illustration de ton post une image extraite de l’adaptation cinématographique d’Arlington Park : les deux personnages sont l’une à côté de l’autre, elles sont dans la même position d’attente indifférente, elles vivent la même solitude sans le voir. Dans Goodnight nobody, Kate pense que tout le monde y arrive sauf elle ; l’image de mère idéale renvoyée par ses voisines se révèlent être un leurre… Dans Arlington Park, l’histoire de Solly illustre également cette fausse impression d’être la seule “outsider” : l’italienne qu’elle héberge, à laquelle elle imagine une vie libre et indépendante, s’avère être la maman d’un petit garçon resté dans son pays natal.
    J’ai toutefois l’impression que cette illusion d’être la seule à ne pas s’en sortir tend à s’atténuer aujourd’hui, le discours sur le “désespoir” ou “burn-out” maternel s’étant libéré et développé ces dernières années. L’ouvrage de V. Guéritault a été pionnier sur le sujet ; aujourd’hui, on peut même en rire (cf Florence Foresti et le spectacle Mother Fucker : “J’ai envie de me pendre avec une corde à sauter”).

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