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[club] Olympe de Gouges – Critique du mariage

[photopress:MOdG__Mettais_03_11_1793__.jpeg,thumb,pp_image]p.24 : « Le mariage est le tombeau de la confiance et de l’amour ». On retrouve un thème présent dans notre bookclub depuis le début : le mariage (. Il est dénoncé comme une institution responsable de l’aliénation des femmes, il est dénoncé car il est inégalitaire. Olympe de Gouge a parfaitement conscience qu’il fragilise les femmes ne se contente pas de le dénoncer, elle propose des solutions pour le réformer et corriger l’inégalité Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne p.25).
Je m’arrête un instant sur cette question du mariage. Qu’est-ce que les autres auteurs proposaient face à ce problème ?
Le mariage d’amour (Austen, Brontë, Alcott, Eliott) avec le compromis idyllique (et assez hypocrite avions-nous vus) des romans victoriens.
La fuite (Browning, Woolf, Beauvoir) car la femme ne peut plus être l’égale de l’homme si elle est mère et épouse.
Une intervention politique (Moller Okin).
C’est de cette dernière solution qu’Olympe est la plus proche. C’est à mon avis une preuve de sa modernité. De même, aujourd’hui en France, il ne semble pas naturel qu’un enfant porte ou le nom de son père ou celui de sa mère… Pourtant Olympe le propose.
Cela m’amène directement au poste suivant

Auteur

mptachet@gmail.com

Commentaires

admin
25 novembre 2008 à 21 h 57 min

Le mariage a en effet longtemps été le principal instrument d’asservissement de la femme : célibataire, elle est à la charge de ses parents; mariée, à celle de son époux. Le sens de l’institution du mariage n’a pas, en cela, beaucoup évolué entre les échanges de femmes entre tribus et le Code civil de Napoléon. Seule manière de court-circuiter l’asservissement de la femme : réformer l’institution du mariage. Les conditions qu’y propose Olympe de Gouges sont résolument modernes ; elles rejoignent celles exposées par un autre penseur révolutionnaire, Destutt de Tracy, dans De l’amour : dans les deux cas, il s’agit de réhabiliter le consentement libre et mutuel des deux époux et d’autoriser le divorce.
La possibilité du divorce est donc la condition d’un mariage réussi…



daisy
26 novembre 2012 à 8 h 13 min

Cela implique de penser le mariage sur le modèle d’un contrat de même nature qu’un contrat commercial… Dans ce cas-là est-ce encore un mariage?

De plus le divorce ne doit pas être la simple rupture du contrat car beaucoup de femmes se retrouvent dans une situation difficile après un divorce…Une étude parue hier montre par exemple que la garde alternée désavantage les femmes financièrement et moralement…

Oui, car peut-on faire un contrat sur les enfants?



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