(club) Marie de Gournay – Egalité plutôt que supériorité

S’érigeant contre la mode de son temps qui poussait certains à se positionner, dans la Querelle des femmes, comme “champions des dames” et à célébrer la supériorité féminine, Marie de Gournay préfère insister sur l’égalité des sexes. Pour le justifier, elle ne met pas en avant la rationalité ni une quelconque stratégie argumentative (elle aurait peut-être pu observer que prêcher la supériorité féminine aurait été s’exposer à des moqueries et prendre le risque de ne pas être pris au sérieux ?). Non : ce qu’elle argue, c’est qu’elle ‘fuis toutes extrêmités” (p. 21).

C’est donc au nom d’un idéal, moral, de modération que Marie de Gournay prend fait et acte pour l’égalité des sexes. Mais c’est aussi parce qu’un extrême en appelle un autre, et qu’à trop célébrer la femme, on prépare le terrain pour l’exclure : le risque, c’est de “confiner” les femmes à la “quenouille”.

On peut en effet contester l’idéal de modération qu’affiche Marie de Gournay : ne qualifie-t-elle pas les critiques des femmes de”roulades” ?

Ce contenu a été publié dans discussions. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

1 réponse à (club) Marie de Gournay – Egalité plutôt que supériorité

  1. Daisy dit :

    Je pense que l’égalité est une thèse, la supériorité d’un sexe sur un autre une autre thèse. Et défendre l’égalité des sexes impliquent de ne pas proclamer la supériorité d’un sexe. Par contre rien n’interdit de critiquer les opposants à l’égalité, quelque soit leur sexe..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *