discussions

[club] Lou Andreas-Salomé/Freud – Mentor ou muse?

corr freud salomeIl l’écoute, l’encourage à penser, à publier.

Elle fait preuve d’un grand respect, elle craint toujours de le décevoir. Par exemple, p.59 : Lou a peur de mal comprendre, il la rassure, restaure son esprit critique, son intelligence. Il lui donne des conseils, la guide.

p.198 Freud la rappelle à l’ordre sur sa place “Préparer Mme E à son divorce ne rentre pas dans vos attributions. Vous n’êtes ni un ami juriste ni une tante secourable, mais une thérapeute qui ne peut travailler que quand on lui donne les moyens de le faire. Un point c’est tout”

C’est un mentor. Mais c’est aussi une muse. Il inspire des textes à Lou Andreas Salomé. Elle a une relation passionnée avec la psychanalyse, et Freud…

Auteur

mptachet@gmail.com

Commentaires

admin
22 décembre 2013 à 9 h 11 min

J’ai moi aussi été frappée par la complexité de leur relation. Elle lui semble très chère dès le début, ils échangent leurs photographies, il adopte un ton avec elle qui oscille entre paternalisme et galanterie…
Cela m’interroge sur le crédit accordé par Freud aux capacités de Lou,et d’une femme en général, à réfléchir à la psychanalyse : est-ce qu’il ne l’infantilise pas un peu parfois ?



daisy
23 décembre 2013 à 9 h 39 min

Je pense que Freud reconnaît l’apport de Lou à la psychanalyse, voire l’éloge funèbre qu’il fait d’elle p458-459.
A plusieurs reprises dans le livre, il la remercie pour ses lectures, l’encourage, la rassure également.
Je pense que la dissymétrie dans leur relation vient du manque d’assurance de Lou. C’est elle qui ne semble pas vouloir dépasser le maître, et se sous-estime.
D’autres femmes oseront davantage,même en restant fidèles à Freud, comme Anna Freud ou Marie Bonaparte.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *