[club] Dolto – La nécessité d’un métier

13151-psychanalyse-doltoFrançoise Dolto explique qu’elle a très tôt compris qu’elle devait avoir un métier. Elle a observé les femmes veuves après la première guerre mondiale qui n’avaient pas de métier et qui sombraient dans la folie. Pour elle travailler est une nécessité et pas seulement pour des raisons économiques, mais pour des raisons de santé.
Cette explication de Dolto me paraît répondre à la question récurrente : pourquoi n’y a-t-il pu des hystériques comme au temps de Freud? Peut-être grâce à la psychanalyse. peut-être grâce à la libération sexuelle. Mais sûrement grâce au travail des femmes. Les patientes de Freud n’avaient pas de métier.
Autre point frappant : la détermination de Françoise Dolto. Convaincue de la nécessité d’un métier, ayant choisi son métier, elle ne renonce pas, elle insiste, résiste, s’oppose à ses parents.

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2 réponses à [club] Dolto – La nécessité d’un métier

  1. admin dit :

    L’exemple qu’elle cite d’une amie (ou voisine?) qui en est réduite à demander de l’aide financière un peu partout en attendant que son mari, disparu sur le front, soit déclaré mort et qu’elle puisse toucher une pension, est frappant.
    C’est sans doute un paramètre qu’il faut prendre en compte quand on parle des revendications des femmes après la 1re guerre mondiale : on dit généralement que, ayant travaillé pendant la guerre, elles ont pris conscience de leur rôle social et ont voulu le garder ; mais il y a sans doute une question de nécessité (financière) sous-jacente.
    Que Dolto insiste sur la santé mentale est intéressant : le travail est-il un “garde-fou” ? Tout dépend s’il permet de s’émanciper ou si, au contraire, il aliène ; tout dépend de la classe à laquelle on appartient, au début du XXe s.
    D’ailleurs les femmes des classes populaires travaillaient déjà avant la 1re guerre mondiale, pour la plupart ; je ne sais pas si on trouve beaucoup d’hystériques parmi elles ?

  2. Daisy dit :

    Les clientes de Freud étaient des bourgeoises. Dolto clairement parle des bourgeoises, des femmes de son milieu car les ouvrières avaient un travail. Dolto a suivi une formation d’infirmière car pour elle l’urgence est d’avoir un métier.
    Il semble que le fait d’avoir une activité même si ce n’est pas la meilleure, le fait de pouvoir gagner sa vie est mieux que de dépendre entièrement de son mari ou de son père.

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