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[club] Artemisia – Judith et Holopherne

Gentileschi_judith1 judith 2Le roman présente en son début Artemisia comme la fille violée à 17 ans par le collaborateur de son père. C’est en effet par cette anecdote peu réjouissante que j’ai moi-même découvert l’oeuvre d’Artemisia, en relation avec deux de ses tableaux dépeignant Judith et Holopherne.

La décollation est parfois interprétée comme le symbole de la castration en lecture freudienne de l’histoire de l’art : ici, cette lecture prend tout son sens tant la scène dépeinte est violente. C’est aussi la violence des rapports hommes/femmes à la Renaissance qui est peinte ici ; à ceci près que Judith semble possédée par la vengeance, ce qui ne colle pas à la lettre du texte biblique (même si Judith tue Holopherne pour défendre son peuple).

Faut-il voir cette peinture comme un exutoire, personnel et pour toutes les femmes au XVIe siècle ?

Auteur

elodie.pinel@gmail.com

Commentaires

daisy
24 janvier 2017 à 7 h 48 min

Artemisia aime peindre les héroïnes bibliques comme Judith ou Yael, mais je pense que c’est assez normal à son époque. Je ne pense pas qu’il faille trop chercher de lien avec sa vie. Il y a des hommes qui ont peint ce sujet.
Au musée des Beaux-Arts de Nantes, je me souviens de deux Judith : une de Spinelli, un homme, et une de Vezzi, une femme. Elles sont très différentes et très différentes de celle d’Artemisia.
Je pense qu’on rabaisse le talent de l’artiste en essayant d’inscrire le tableau dans une vengeance ou une cause féminine.



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