Archives mensuelles : avril 2013

[club] La farce du cuvier – Légitimation de la domination masculine

Dans cette farce, c’est la faiblesse physique des femmes qui entraîne leur défaite. Elles perdent la partie car elles ne peuvent pas sortir du cuvier. Il s’agit en fait de rien, car il se peut qu’un homme soit moins fort qu’une femme (maladie, handicap…) : un retournement est toujours possible… Il n’y a donc pas de véritable légitimation de la domination masculine.

[club] La farce du cuvier – Violence conjugale

J’ai été marquée par la violence de ce texte. Il présente la relation entre époux comme un duel quasi à mort. Indépendamment de la question de genre, un des époux doit être l’esclave de l’autre. Il s’agit de savoir qui sera le plus fort, qui pourra contraindre l’autre par la violence, le chantage. Il n’est pas question de partager les tâches, le mariage ici n’est qu’une affaire de domination.  Il n’est question ni d’amour ni de respect, mais de domination. C’est à celui qui sera le plus fort, à celui qui écrasera l’autre. Et comme à chaque fois que s’applique la loi du plus fort, elle est fragile… Un retournement est vite arrivé.

[club] La farce du cuvier – Sexiste ou féministe?

Je pense que ce serait déformé le texte que d’y voir une revendication féministe. En effet, la femme se soumet à son époux à la fin. De plus, mettre les femmes en position de diriger dans la première partie a seulement pour but de créer un effet comique. La farce repose sur le retournement de situation : dans la pièce après la chute dans le cuvier, mais aussi dès le départ avec le contraste entre l’habituel (l’époux dominant) et la scène présentée (femme dominante) en ouverture. D’autre part, l’épouse et sa mère dans cette farce ne sont pas sympathiques : leur méchanceté contribue bien sûr au comique… On veut qu’elles soient moquées. Elles cumulent en fait tous les clichés sur les femmes : vicieuses, faibles physiquement… Le texte me rappelle beaucoup Molière qui ne donne aux femmes des attributs masculins que pour montrer qu’ils ne leur vont pas.