Les chorégraphies de Pina Bausch exposent la violence exercée contre les femmes, la domination des hommes. Par exemple dans Barble Bleue en 1977, des femmes sont trainées par les cheveux.
Cependant le témoignage de Jo-Ann Endicott montre que Pina exerçait une certaine violence sur ces danseurs en leur demandant de tout donner et en ne se préoccupant de leurs difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale. Peut-être que, si elle ne se souciait pas des soucis de ses danseuses mères de famille, c’était parce qu’elle avait intégré des préjugés sur les femmes au travail ?
Dans le témoignage de Jo-Ann Endicott, on voit que le génie semble en quelque sorte privé d’empathie. Comme si tout ce qui préoccupait Pina était sa création…


Comments

2 réactions

  1. admin le 15 février 2018 à 17 h 11 min

    Considérer son art comme un sacerdoce peut sembler en effet étonnant de la part d’une femme, car nous (ou moi en tout cas!) sommes parties du principe que les femmes avaient un autre rapport à l’art, qui pouvait parfois les en éloigner, à savoir qu’elles ne sont pas prêtes à tout y sacrifier et qu’elles y insufflent la vie dans toute son imperfection.
    Le fait que Pina Bausch ait été exclusive dans son rapport à l’art peut venir contredire ce principe, ou bien peut indiquer qu’au XXe siècle, en Occident, hommes et femmes sont égaux devant le rapport à la création, même s’ils ne sont pas également reconnus.
    Qu’en penses-tu?

  2. Daisy le 15 février 2018 à 17 h 47 min

    Oui, Pina Bausch semble avoir été une créatrice totale, se donnant à 200% dans son art, sans se soucier de rien d’autre. L’image classique du génie. Je pense en effet que cela ne dépend pas du sexe. Il y a des femmes artistes qui étaient différentes, plus préoccupées par le monde, des hommes aussi. Il y a plusieurs types d’artistes et de créateurs et ce n’est pas lié au sexe.

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