[club] J. S. Mill-The subjection of women- Lectures croisées

[photopress:autrejeunefille.jpg,thumb,pp_image]Je pense que l’on peut rapprocher cet ouvrage de plusieurs oeuvres sur lesquelles nous avon débattues.

L’argument de Mill, selon lequelle une société qui se veut libérale et anti-esclavagisme, ne peut tolérer en son sein une structure aussi inégalitaire et injuste que le mariage est également présent chez Moller Okin. Mill propose de légiférer de changer le statut des femmes et de leur offrir les mêmes droits que les hommes dans la société (droit de participer à la compétition). Moller Okin remarque que cela reste insuffisant et propose des politiques interventionnistes… De l’échec du libéralisme pur?

Mill s’oppose avec insistance à l’argument de la nature La nature ne justifie rien, on ne peut pas légiférer sur un état de fait. P. 475 : “In the first place, the opinion in favour of the present system, which entirely subordinates the weaker sex to the stronger, rests upon theory only; for there never has been trial made of any other: so that experience, in the sense in which it is vulgarly opposed to theory, cannot be pretended to have pronounced any verdict. And in the second place, the adoption of this system of inequality never was the result of deliberation, or forethought, or any social ideas, or any notion whatever of what conduced to the benefit of humanity or the good order of society. It arose simply from the fact that from the very earliest twilight of human society, every woman owing to the value attached to her by men, combined with her inferiority in muscular strength) was found in a state of bondage to some man.”
Il n’y a pas d’infériorité naturelle des femmes. Toutes les formes de domination apparaissent dans un premier temps naturelles. P. 482. Aristote déjà s’appuyait sur une différance de nature. P.484 : “The subjection of women to men being a universal custom, any departure from it quite naturally appears unnatural.” Il existe peu de connaissances réelles sur la différence des sexes, aussi bien dans le domaine de la psychologie que dans celui de la biologie. Et la connaissance ne pourra pas progresser si on ne laisse pas les femmes parler. P.497

En s’opposant ainsi à la nature, Mill s’oppose à Kant et se rapproche de Wollstonecraft.

La référence à l’éducation qui maintient les femmes de l’ignorance le rapproche également de cette dernière.

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