[club] Festival littéraire des Inrocks – Vers un féminisme pragmatique

[photopress:14_femmes.jpg,thumb,pp_image]Le 28 octobre, rencontre publique avec deux des auteurs de 14 femmes. Vers un féminisme pragmatique à 16h, au Théâtre de la Coline (Paris 20e) : Stéphanie Vincent, Joy Norman et François Bégaudeau ont débattu du féminisme aujourd’hui et de la manière dont une émancipation en acte est possible pour les femmes.

Tout d’abord, pourquoi un féminisme pragmatique? A cette question, les auteurs (Joy Norman et Stéphanie Vincent) ont répondu vouloir sortir des cadres d’une réflexion trop théorique, arrêtée sur une représentation idéale de l’émancipation féminine, pour montrer, au quotidien, ce que signifie “être libre” pour une femme. Réunissant le portrait de 14 femmes différentes dont les activités dérogent à la définition “traditionnelle” et étriquée de la femme, elles explorent les nouvelles conquêtes des femmes dans la société française. Ainsi, d’Eva Joly, juge et femme de tête, à Virginie Despentes, ces portraits donnent à voir comment être femme et assumer des qualités habituellement déclarées “viriles”.

[photopress:theatre_de_la_coline.jpg,thumb,pp_image]Au nombre de celles-ci, l’humour : l’usage qu’un(e) comique fait de son corps implique une part de ridicule mais aussi de vulgarité, d’obscénité – usage qu’on accepte rarement de la part d’un corps féminin. Pourtant, de plus en plus de femmes exercent le métier de comique aujourd’hui : est-ce à dire, comme le soutient François Bégaudeau, que nous vivons, depuis l’après-guerre, une période de libération du corps qui autorise ces nouvelles pratiques? Ou est-ce, plus simplement, l’héritage de la révolution sexuelle et des combats féministes menés pendant et après 68?

Reste que le féminisme doit, selon les auteurs de l’ouvrage, trouver une application concrète et ne pas rester dans la tour d’ivoire des discours. Et contre les diatribes victimaires et pessimistes, c’est un féminisme joyeux, centré sur les marges de progression d’une liberté toujours à conquérir, qu’elles s’orientent. – Un féminisme qui ne se revendique donc pas des derniers développements de la théorie queer, ni de la dichotomie femme-victime/homme-coupable, mais qui s’efforce de toujours placer au centre de ses discours le souci de l’ordinaire de tous et de toutes.

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