Toklas a survécu plus de vingt ans à Stein. Elle est devenue auteure (peut-être par nécessité ayant été dépossédée de son héritage par la famille de Stein) et a écrit sa véritable autobiographie en 1963 : What is remembered. Celle-ci se termine à la mort de Gertrude Stein : Toklas veut qu’on se souvienne de sa vie avec Stein seulement. Elle revendique le titre de compagne de Stein.
Dans les deux autobiographies, une inégalité apparaît. Gertrude a certes bénéficié de l’aide et du soutien de Toklas mais elle aurait été un génie sans elle (sans doute aurait-elle eu une autre compagne) mais Toklas n’existe pas sans Stein.
Depuis 2004, son nom a été donné à une récompense dans la littérature lesbienne. Toklas n’avait peut-être pas l’impression d’exister sans Stein, mais elle existait cependant. Stein le reconnaissait dans The Autobiography of Alice B. Toklas.


Comments

1 réaction

  1. admin le 22 août 2019 à 12 h 05 min

    Cette idée d’inégalité est intéressante : en effet, l’artiste a besoin d’un assistant mais celui-ci semble interchangeable.
    On peut néanmoins se demander, dans la mesure où cet assistant est aussi la compagne de l’écrivain, si cet assistant est si interchangeable que cela… Toklas comprenait assez l’oeuvre de Stein pour l’alimenter par sa présence et par la richesse de leur relation. Ce qui n’est pas à la portée de n’importe qui. Elle n’était pas qu’un moyen pour parvenir à une fin mais a contribué à la création de Stein, comme celle-ci le montre à travers la rédaction de sa fausse autobiographie.

Nom (requis)

Email (requis)

Site web

Laissez un commentaire