Auteur de romans et d’une autobiographie, ayant participé activement à la conception des grands romans de son mari et source d’inspiration pour celui-ci, Sophie Tolstoi est indéniablement une femme de lettres.
Son roman A qui la faute ? répond directement à La Sonate à Kreutzer, où Tolstoi se présente comme rejetant les relations charnelles alors que le journal intime qu’il avait fait lire à Sophie avant son mariage montre l’appétit sexuel de l’écrivain dans sa jeunesse, et sa difficulté à le maîtriser. La peinture du mariage fait dans La Sonate est aussi un portrait de Sophie en épouse : se sentant bafouée, elle entreprend l’écriture de sa propre version des faits. Son roman défend la pureté de la femme malgré et dans les relations sexuelles : c’est sans doute, en cela, un texte féministe.


Comments

1 réaction

  1. daisy le 14 juin 2019 à 14 h 24 min

    Selon moi, Sophie Tolstoï peut difficilement être qualifiée de féministe, même si sa vie est un exemple criant d’inégalité entre les sexes. Dans ses écrits, elle ne cherche pas à soulever les femmes ou même à rendre compte de la condition féminine. Elle oppose deux types de femmes : les pures et les impures, les épouses que les maris abandonnent et les prostituées qui reçoivent les maris infidèles.

    Je vois une sorte de différence entre son expérience et l’interprétation qu’elle en fait. Je vais poster un post à ce sujet

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