Être soi semble être le défi des femmes artistes : n’être ni la femme de ni la fille de, mais aussi ne pas être la muse ou l’incarnation d’un mouvement. Louise Bourgeois a ainsi toujours refusé d’appartenir à un groupe même au féminisme.


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1 réaction

  1. admin le 24 juin 2018 à 11 h 15 min

    En disant « je suis une femme, je n’ai pas besoin d’être féministe », Louise Bourgeois interroge en effet la définition du féminisme (d’où notre bookclub!). J’avoue ne pas comprendre au juste ce qu’elle entend par l’opposition entre femme et féminisme : à mon sens, on peut être une femme et être d’accord avec la domination masculine ; affirmer la nécessité de l’égalité entre les sexes ne va pas de soi, quelque soit son sexe. Mais elle indique sans doute par là que l’égalité apparaît comme naturelle de manière innée.
    Au sujet de sa situation, en effet Louise Bourgeois n’est pas la femme ou la fille de quelqu’un de connu, et pourtant elle se définit à travers ses oeuvres comme la fille de son père et de sa mère, soit comme, d’abord, une enfant. Lorsqu’elle représente la femme-maison, il y a comme une distanciation, comme si elle parlait des autres femmes mais pas d’elle-même : elle ne représente pas en amoureuse. C’est là une posture singulière par rapport aux catégories que nous avions dessinés !

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