Dans l’ouvrage au programme de ce mois, c’est Bernard Bastide qui traite directement de la question de l’identité féminine de Varda dans son article « Agnès Varda, une auteure au féminin singulier (1954-1962) ».

Être une femme est en effet une exception dans la bande de la Nouvelle Vague, comme elle le dit elle-même : « « J’étais là comme par anomalie, me sentant petite, ignorante, et seule fille parmi les garçons des Cahiers« . Peut-être est-ce par son refus de voir dans sa féminité un problème et en se focalisant sur l’objectif  d’être un auteur libre, et pas un auteur femme.


Comments

1 réaction

  1. Daisy le 27 mars 2018 à 20 h 27 min

    Je la cite ici dans une interview donnée en 1986 dans 24 images, numéro 27 : « Je crois qu’une femme artiste revendique à sa façon. Elle revendique, en étant simplement quelqu’un qui existe, qui n’a besoin de personne pour exister ».

    Les notions de liberté et d’indépendance sont très importantes pour parler d’Agnès Varda. Elle est libre indépendante, car elle existe. C’est ce qui manque à beaucoup de femmes artistes contrariées : une existence. C’est ce qui manque à la sœur de Shakespeare : elle n’existe pas. Agnes Varda est en quelque sorte l’anti-soeur de Shakespeare. De toutes les artistes de notre parcours, je la rapprocherai de Carolyn Carlson et Pina Bausch. Mais son petit plus, c’est que le cinéma est un univers super masculin.

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