Pina Bausch semble bénéficier du travail des autres chorégraphes, Duncan en tête. Elle rencontre de l’opposition : les premiers spectacles de sa compagnie sont hués, mais cela n’est pas lié à son sexe.
D’un côté je me dis que c’est bien, mais d’un autre côté je me demande si le préjugé n’est pas seulement masqué. Si Pina a pu s’épanouir, développer son art, n’est-ce pas parce que la danse est considérée comme un art moins important, un art féminin?
Préjugé contre la danse et préjugé contre les femmes se rejoindraient alors.


Comments

2 réactions

  1. admin le 15 février 2018 à 17 h 08 min

    C’est en effet la question qui revient à chaque fois que nous étudions le parcours d’une chorégraphe; et nous avions eu la même question à propos des peintres qui s’adonnaient à des genres « mineurs ».
    Je ne sais pas comment répondre à cette question, et à défaut j’en ajouterai une autre : est-ce que la danse a toujours été considérée comme un art féminin ? Je pense au XVIIe siècle et aux maîtres de ballet. J’avoue n’avoir aucune connaissance sur ce point mais si la « maîtrise » en danse est passé des mains des hommes à celles des femmes, alors le fait que plusieurs femmes se soient distinguées comme chorégraphes au XXe siècle pourrait devenir signifiant, c’est-à-dire que cela constituerait bien une avancée pour la reconnaissance de la capacité des femmes à créer.

  2. Daisy le 15 février 2018 à 17 h 42 min

    Je pense que la danse contemporaine est peut-être un domaine d’égalité. Ce n’est pas un domaine féminin, il y a également de grands chorégraphes hommes. Donc c’est une piste à creuser. La danse contemporaine est le résultat d’une rupture avec les codes et d’un retour aussi vers du primitif (arts traditionnels, mythologies, connection âme-corps…). L’égalité des sexes serait-il le résultat de la rupture et du retour?

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