Créativité et liberté sont des mots qui reviennent souvent dans ce livre pour qualifier Carolyn et son travail. C’est la première femme dans notre série qui est présentée comme une créatrice incontestée, qui n’est pas suspecte d’imiter son père ou son partenaire. Elle est plus connue que ses partenaires ou interprètes masculins. La créativité dans ce livre est même présentée comme quelque chose de féminin, liée à la fertilité (p. 239). Carolyn Carlson a eu un fils, donc il n’est pas possible de l’accuser de reporter sa frustration sur son art. On tombe donc très rapidement dans le préjugé inverse à celui que l’on rencontre habituellement : les femmes sont des meilleures créatrices car elles sont des mères… C’est un préjugé donc il faut s’en méfier, mais il a le mérite d’être rafraichissant, de faire penser et de contrer les discours sexistes ordinaires.


Comments

1 réaction

  1. admin le 20 septembre 2017 à 16 h 19 min

    Observation intéressante : est-ce qu’on ne perçoit plus l’acte créateur des femmes comme on le faisait au début du 20e siècle, voir jusqu’aux années 50?
    Concernant le fait que Carolyn Carlson soit une mère, je me rends compte que c’est aussi le cas de la plupart de nos auteurs et créatrices, à de rares exceptions près (Camille Claudel, par exemple). Il serait intéressant que je compte tout cela pour faire des statistiques ! Mais visiblement procréer n’empêche pas de créer, de tout temps.
    De là à dire que la création peut être pensée sur le modèle de la procréation et que la femme, en tant qu’elle peut être mère, y est plus encline, c’est un effet un raisonnement un peu bizarre !

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